Dormir.
Je ne peux pas.
Mal à la gorge. Rhume de cerveau.
Léger. Juste assez pour rester éveillée et rêver.
Un homme. Pourquoi-lui ?
Un homme passé.
Arrive un nouveau, un possible.
Dialogue à trois.
C’est courant. Il y en a toujours un qui regarde, qui écoute ma conversation avec l’autre.
Comme si j’avais besoin de parler à une tierce personne pour donner des informations sur moi.
Comme si j’avais besoin d’un œil voyeur pour donner du sens à mes actes, à mes mots.
Depuis combien de temps ? Longtemps je crois. Déjà à l’adolescence, j’étais comme ça. Je me rêvais observée.
Exhibition et pudeur.
A 3 on est protégé. On ne vit rien directement. On ne s’engage pas , on donne à voir. On joue à être plus soi. Sans garantie.
Quand j’y pense, même dans mes nouvelles et mes scénarii, il y a souvent des triangulaires.
Rien à voir. Pas les mêmes histoires.
Mais trois, oui. Souvent. trois.
Les deux parents et la fille unique.
Le père, l’absent. La mère, une petite fille. Et l’enfant-femme. L’enfant-femme qui est aussi un peu le fils.
Oui, bon, facile. Psychologie de 5h du matin.
Mais trois, tout de même.
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1 commentaire:
Je suis arrivé ici. Par hasard. A cause de Marguerite. De Marguerite Duras.
Et je ne sais pas encore si c'est vrai.
J'aurais pu être l'auteur. L'auteur de tous les textes qui sont ici. J'aurais pu, oui, si j'avais été toi, vous.
J'crois qu'on a le même rapport à l'écriture, la même façon. En apprence. Le résulat écrit, dit, peut dire que oui, on a le même rapport.
Mais si je me manifeste aujourd'hui ce soir, c'est à cause de ce poste là. Ce poste sur le "trois". Ou les "trois".
J'ai écrit quelquechose, il y a deux mois, environ, et c'est la même chose, presque exactement. Presque. La même perception en tout cas. Trois.
Moi, je l'ai appelé "1969". J'avais aussi pensé à "Impairs". Mais d'ailleurs le mot impair revient souvent dans le texte.
Bref, je pars comme je suis venu. Mais satisfait, content, d'être venu.
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